Vive Angela !

Entre 2015 et 2020, ce sont près de 1200 Afro-Américains qui ont été abattus par les forces de police et on continue d’assister à une justice à deux vitesses où la couleur de la peau et la situation sociale jouent un rôle prépondérant.
Début 2017, les afro-américains représentaient 34,5 % des détenus au sein des prisons fédérales alors qu’ils ne constituent que 12 % de la population.
La sentence dépend à la fois de la couleur de l’accusé et de celle de la victime :
une personne reconnue coupable de la mort d’un Blanc risque 20 fois plus la peine de mort que celle qui a tué un Noir.

(Source LDH)

Ce matin, j’ai voulu rendre hommage à Angela Davis en essayant de faire un petit portrait au fusain sur carton.

Chasser le gaspi

Vous allez voir que les leçons de cette crise vont encore se retourner contre les travailleurs!
Nos « experts » économistes commencent à dire que la crise a montré qu’il suffirait que les « collaborateurs » se sentent plus « concernés », « investis », engagés », pour que les choses changent dans l’entreprise,
c’est-à-dire pour qu’on gagne encore en compétitivité !
En un mot pour que les entreprises sortent par le haut de la crise,
il faut chasser le gaspi des discussions à batons rompus entre collègues, des réunions « inutiles », des transports pour rien alors que le télétravail fait aussi bien l’affaire !
Allez donc! Et si on remettait en cause les structures internationales du capitalisme financier ! Pour voir !!!
Mais quelle horreur !

Vous ne me croyez pas ?
Regardez, déjà des députés proposent d’abandonner encore un jour ferié,
« en solidarité avec les soignants », qu’ils disent!
Avant on disait « pour financer l’hôpital », mais ça avait moins de gueule !

La colère d’un vieux candide

Pour te dire au revoir, le mieux encore c’est de te laisser la parole :

« Si tu enlèves la gauche, si tu enlèves la droite, il reste la droite », a écrit – et il a raison – Philippe Val dans Charlie hebdo.
… Etre de gauche, pour moi, ce n’est pas se contenter d’une étiquette ; qu’on soit ministre ou citoyen, c’est quelque chose à prouver, toujours. Comme l’amour.
C’est aller au-delà de ses pulsions de peur, de possessivité, d’égoïsme…

… Je n’ai pas cette formidable neutralité de certains artistes. « Je ne suis pas un artiste engagé, je suis un artiste dégagé », disait drôlement Pierre Desproges. Pas moi.
Je ne peux pas, c’est métabolique. Pour autant, je ne crois pas avoir jamais été le bouffon du roi. Malgré mes préférences, je ne roule pour personne, je roule sur tout le monde !
La colère d’un vieux candide devant un monde qui n’est pas du tout celui qu’il avait rêvé ! »
TRA n° 2381-sept95.

VELO ELECTRIQUE !

Les déconvenues d’un déconfiné déconfit:


Bon d’accord, on a compris, désormais on va :

  • consommer local,
  • acheter une + petite voiture,
  • faire du vélo,
  • faire son pain,
  • ne + prendre l’avion,
  • intensifier les économies d’eau et d’énergie
  • aller vivre à la campagne…
    Oh là ! mon pote, d’accord mais moi :
  • je risque de perdre bientôt mon boulot,
  • j’ai encore moins de chance de sortir de ma banlieue et de mon logement insalubre,
  • j’ai une retraite de misère,
  • je suis étudiant et je n’ai plus rien à bouffer,
  • je n’ai aucun moyen pour changer ma vieille bagnole pourrie,
  • mes mômes ne veulent plus aller à l’école…
    Alors toi, ton vélo électrique, tu sais où tu peux te le carrer ???

(Schtroumpf d’après PEYO)

Quel brio !

Vous avez vu à la télé, « Le Brio », le film d’Yvan Attal ?
Après avoir été fan de : « A voix haute! », le formidable documentaire de Stephane de Freitas sur les concours d’éloquence dans les Grandes Ecoles, je craignais le pire lorsque la fiction s’emparerait du sujet.
Et bien là, j’ai été bluffé et vraiment touché par cette jeune fille issue de l’immigration et ce prof raciste et insupportable que tout oppose et qui finissent par créer une si belle amitié !
Un peu idéalisé, idyllique, utopique, d’accord ! Mais ça fait tellement de bien, pour une fois, de voir la banlieue sous cet éclairage d’espoir.

Et surtout de voir les mots, les phrases, les discours, l’éloquence, prendre la place des coups et de la violence !