La couleur du rire

« La couleur du rire »

Le clown est un acteur qui transpose par le comique nos côtés sombres et inavoués.

Il donne l’illusion de tout rater alors qu’il maîtrise parfaitement ses moyens.

C’est cette distance entre ce qu’il est vraiment et ce qu’il donne à voir qui le rend si attirant mais surtout si énigmatique.

Le clown a droit d’échouer, de se tromper, c’est même ce qui le rend comique.

En dénonçant nos tares, nos erreurs, nos défauts, en les rendant ridicules,

il nous sauve de la prétention et de la flagornerie !

Il est la partie de nous qui voudrait bien mais qui n’ose pas !

Avec son nez rouge et ses cheveux jaunes, il est la couleur du rire qui éclate.

Merci monsieur le clown !

Fais-nous rire de nos bêtises !

Jean Paul Paquereau

LE Boléro !

Vu au ciné « Boléro », ou les affres de la création du morceau de musique le plus célèbre du monde.

(Il ne se passe pas un quart d’heure dans le monde sans que ce chef d’oeuvre ne soit joué !)

Un peu irritant parfois l’ami Ravel dans ses doutes, ses hésitations, ses retours, ses reniements !
C’est ça un vrai créateur, c’est jamais content !
Ben oui, on a envie de lui souffler cet air si extrordinaire  dans sa simplicité !!!! ! On le connaît nous, on peut l’aider !!!
Des longueurs parfois mais la fin est tellement sublime, j’en ai chialé !
Quoi ?
A voir absolument sur grand écran !

HUMAINS !

Rappeler aux humains qu’ils sont humains !!
Quelle aberration ?
Rappeler aux humains que lorsqu’ils tuent un homme c’est eux-mêmes qu’ils tuent !!
Pas un Autre, un inconnu, un différent, d’une autre espèce, d’une autre planète, d’une autre galaxie, non non, un frère, un identique à soi, un strictement semblable, un exactement pareil !
Oui d’accord ! Mais il y a les « passions tristes », la haine, la vengeance, le pouvoir, la colère, la jalousie, la pulsion de mort …
Et, de fait, celles-ci sont infiniment plus puissantes que les sentiments positifs commee l’altruisme, la fraternité, la générosité, la solidarité ! l’amour !
Mais pourquoi l’humain est-il ainsi fait pour que ces dernières demandent des efforts, de l’éducation, de l’accompagnement, de l’encouragement ?
Grande et éternelle question : pourquoi le mal est-il inné alors que le bien est acquis ?

Pourquoi l’éducation est-elle absolument nécessaire pour que le petit d’homme apprenne le respect,  la compréhension, la tolérance ?
Pourquoi la Justice a-t-elle tant de difficultés à faire la part des choses ?

 

Une folie douce mais géniale !

Vu au cinéma : »Daaaali ».
Le film est aussi déjanté que le personnage.
Pas un film sur sa peinture (encore que les références soient nombreuses, l’arquebuse, les oeufs sur le plat …) ni sur sa vie (encore que ?), mais sur ce personnage lui-même, hors-norme, génie égocentrique, « excentrique et concentrique »,  comme il le dit dans le film.
Dali, peintre divinement inspiré, qui a fait de sa vie, de ses désirs, de ses angoisses, de ses névrôses, la condition et l’objet de ses créations picturales mais également de ses réalisations cinématographiques.
Et voilà encore évoqué l’un des grands mystères de la peinture dont l’histoire de l’art nous a nourris !
Oui, encore une fois, on se trouve confronté à cette grande question :
Seuls les fous sont-ils des génies créateurs ? Faut-il nécessairement oser sortir ses tripes pour être un « artiste » ?
Est-il indispensable de gonfler son égo, d’exprimer son mépris du système, sa révolte et sa haine ?
J’aurais tendance à répondre : non, bien sûr !
Mais seuls ceux qui laissent exploser leurs passions peuvent prétendre au sublime ! Non ?
Les autres sont de gentils amateurs, d’habiles décorateurs ! Et c’est déjà pas si mal, si ça les rend heureux !
Quant à Dali, ce que je retiens de lui c’était son imaginaire, son audace, son génie du dessin et de la couleur !
Peu importe le reste ….