La chaleur de la vie

« J’avais l’impression d’être véritablement ailleurs, parvenu au terme de mon voyage. Je n’avais plus envie de m’en aller. Je m’étais déjà trouvé ici il y avait des centaines d’années mais je l’avais oublié. Et voici que tout me revenait. J’y trouvais offertes la densité et la chaleur de la vie que je sentais en moi ». Elias Canetti à Marrakech en 1953.

(Illustration réalisée à Belle-Ile il y a quelques jours)

C’était notre enfance

« Et pourtant c’était notre enfance,
Un avant-goût de paradis,
Plus on vieillit plus on y pense,
On court toujours après depuis. »

Tiré d’une chanson de Jean Marie VIVIER, magnifique, comme tout ce qu’il a fait !

Merveilleuse mélancolie!

Courez vite admirer ce chanteur sur Youtube (ou autre)

Soleil et crachin !

Quelques jours passés à Belle-Ile, dans cette Bretagne qui nous est si chère !
Belle chaleur tempérée par la brise marine.
Joli crachin breton qui redonne du coeur à l’ouvrage!

On a même rencontré Claude Monet revenu sur les lieux où les aiguilles de Port Coton l’ont si joliment inspiré!

Drôlement bien défendu, le port de Palais !

« La loi et l’ordre » … des choses !

Comme toujours c’est une étincelle qui met le feu aux poudres.
Le meurtre par la police d’un homme noir a révélé ce que les noirs américains vivent au jour le jour, c’est la crainte permanente d’être tué dès qu’on a affaire à la police!
Ce racisme institutionnel (entretenu à bas bruit par Trump) remonte évidemment à l’esclavage et à la guerre de sécession.
En effet, si l’esclavage a été accepté par une société américaine très chrétienne c’est en défendant l’idée que les personnes de couleur étaient essentiellement – c’est-à-dire dans leur nature même d’être – inférieures aux blancs, incapables de se prendre en charge, inaptes dans tous les domaines!
Une idée qui a également fondé le colonialisme européen.
Comment voulez-vous qu’une idéologie aussi fondamentale et radicale disparaisse par la magie des lois ? Surtout lorsqu’elle est entretenue par certaines élites ?

Vive Angela !

Entre 2015 et 2020, ce sont près de 1200 Afro-Américains qui ont été abattus par les forces de police et on continue d’assister à une justice à deux vitesses où la couleur de la peau et la situation sociale jouent un rôle prépondérant.
Début 2017, les afro-américains représentaient 34,5 % des détenus au sein des prisons fédérales alors qu’ils ne constituent que 12 % de la population.
La sentence dépend à la fois de la couleur de l’accusé et de celle de la victime :
une personne reconnue coupable de la mort d’un Blanc risque 20 fois plus la peine de mort que celle qui a tué un Noir.

(Source LDH)

Ce matin, j’ai voulu rendre hommage à Angela Davis en essayant de faire un petit portrait au fusain sur carton.