Hier Jean, aujourd’hui Johnny!

Hier Jean, aujourd’hui Johnny.
Voilà 2 grandes gloires nationales qui disparaissent.
Chacun dans son domaine, ils nous ont fait lire, chanter, discuter, réfléchir, rire, rêver!
Aux deux bouts de la chaîne, l’un toujours vieux, l’autre éternellemnt jeune.
L’un conservateur catho (?) mais éclairé et tellement malin, l’autre, popu et transgressif.
Les deux, au fond, on les retrouve dans leur envie de séduire et de jouir de la vie.
Alors pourquoi se déchirer ?

Lettre à M. Wauquier

Monsieur,

Vous voulez une « droite dure », d’accord ! Mais c’est quoi pour vous être « dur » ?
Rigide ? Apre ? Féroce ? Autoritaire ? Impitoyable ? Cruel ? Inflexible ? Blessant ?
Ou des choses plus sympas comme: acharné, sévère, insensible ?…
Oui, je comprends que vous préfériez le jeu des égos au jeu de légo (ouarf ! mes petits enfants vont se dire que je me suis encore laissé aller au jeu de mot trop facile), mais nous, monsieur, ce qu’on veut dans la vie c’est pas du dur, c’est du doux, c’est pas du sévère, c’est du joyeux, c’est pas du brutal, c’est du tendre !!!
Ferme et souple et pas rigide et mou !!!
Nous ce qu’on veut, ce sont des oiseaux dans les arbres, des poissons dans les ruisseaux et des voiliers blancs sur la mer!
Nous ce qu’on veut, ce sont de belles musiques planantes, des peintures pastels et des films d’amour (heureux!).

Attendez, je crois que j’ai compris : être dur c’est traiter les LR du gouvernement de « ramassis d’opportunistes » (ça je m’en tape) et les assistés de « cancer de la république » (ça, ça m’écoeure).
En fait, une droite « dure », c’est celle qui pique les idées du FN et qui fait croire qu’ elle les a inventées!
Avec mes salutations.

Pourquoi la peinture ?

Pourquoi peindre ? Pourquoi dessiner ?
Pourquoi, sur un support papier ou autre, laisser une trace, un trait, une forme, une matière colorée ?
A quelle envie, quel besoin, quel désir ça correspond ?
Il y a 30000 ans, à la grotte Chauvet, des humains éprouvaient déjà ce besoin.
Pourquoi ?
L’enjeu doit être de taille pour que certaines idéologies banissent totalement les images de leur expression cultuelle!
Mais écrire n’est-ce pas déjà dessiner ?
Qu’y -a-t-il de si différent entre le mot écrit et la représentation imagée ?
Donner à lire ou donner à voir ???
Ecrire avec des mots c’est délivrer un message, dessiner ou peindre des lignes ou des formes l’est également.
Donner à voir une image c’est imposer au spectateur une représentation déjà construite, c’est donc court-circuiter son imaginaire, si l’on considère que celui-ci est la capacité à produire des images mentales à partir de situations vécues ou ressenties, en partant de la réalité ou des mots pour la décrire.
Ainsi, on peint ou une dessine pour imposer aux autres notre propre vision du monde, tel que nous le voyons ou tel que nous voudrions qu’il soit!
Le monde sensible ou le monde intérieur, le monde tel que nos sens nous le présentent ou le monde intérieur, seulement accessible par l’introspection, la réflexion ou comme on dit aujourd’hui, la méditation.
(à suivre)
j’espère que je ne vous barbe pas !

Polyphonie

Judeo-chrétien,
Judeo-arabe,
Franco-algérien,
Franco-arabe,
et puis, breton de coeur, français de raison,
Basque et français,
Occitano-français,
Alsacien et français..
Mélangez-vous, disait Pierre qui s’y connaissait en polyphonie!
Pensées niaises , oui peut-être ?
Une façon de saluer Johann Sfarr et son « Chat du rabbin 7 » qui sort aujourd’hui.
Belle idée de cadeau.
Une manière aussi de dire que la bête immonde ne désarme pas!
(8000 personnes hier soir à acclamer Dieudonné à Toulouse).

Déterrer les cadavres!

Vu le beau documentaire d’Eric Caravaca « Carré 35 ».
Recherche d’une grande soeur disparue à l’âge de 3 ans sans laisser de traces. Pas de photos, pas de films, rien, la maman a tout brûlé. Pourquoi ce silence ? Pourquoi ces erreurs, ces mensonges lorsqu’Eric questionne ses parents ?
Sa tombe est au cimetière français de Casablanca mais personne n’y est jamais allé.
Eric a besoin de savoir, pour expliquer cette tristesse infinie qui l’a saisi alors qu’il se trouvait dans un cimetière pour enfants en Suisse.
Ce film très fort et très beau m’a posé beaucoup de questions:

Pourquoi ce besoin de déterrer les cadavres ?
Pourquoi ce désir de dévoiler, de mettre en lumière ce qu’on a pris grand soin de cacher ?
Pourquoi avons-nous tant besoin de placer des mots sur un ressenti ?
Les rapports familiaux sont-ils si puissants qu’on se donne la peine d’enquêter, de pousser ses parents dans leurs retranchements pour connaître la « vérité » ?
Existe-t-il une vérité d’ailleurs, alors qu’on sait bien que chacun fabrique la sienne propre ; les souvenirs d’enfance ne sont-ils pas recréés en fonction de sa propre histoire, des rancoeurs et des rancunes ?
Quel est vraiment l’enjeu de cette quête ?
Une quête personnelle identitaire ? un besoin de débusquer dans la vie de ses parents, ce qui les a animés, rendus heureux, malheureux ? Une envie de les réconcilier avec un passé douloureux ?
Resituer sa petite histoire familiale dans la grande Histoire ?

Allez-y, vous me direz !