Joyeuses Pâques !

Encore un peu, j’allais oublier que Pâques c’est pas seulement les lapins et les oeufs, c’est aussi le chocolat !
Non, j’déconne ! Pâques c’est la grande fête rituelle des Chrétiens, celle qui donne sens à leur foi !
Oui, les Chrétiens sont ceux qui pensent que Jésus-Christ, un prédicateur vivant au Ier siècle en Palestine, n’est pas seulement un homme que les Romains ont mis à mort mais un Dieu !
Oui, les Romains n’y allaient pas de main morte avec les juifs quand ceux-ci mettaient un peu de désordre !
Ne disait-on pas à l’époque que tenir la Judée c’était tenir tout le Moyen-Orient ? Quelques dizaines d’années plus tard, Vespasien et son fils Titus ont tiré de leurs victoires sur les Juifs leurs légitimités d’Empereur. Donc c’était pas rien la Judée !


Enfin bon, cet homme extraordinaire, sans doute formé par les Esseniens, serait ressuscité après une terrible agonie suivie d’une mort sur une croix.
Légende ou histoire véridique, avouez que ça ne manque pas de panache !
Mais une question me tarabuste : Christ ressuscité ou pas, qu’est-ce que ça change au message d’amour et de joie qu’on découvre dans les Evangiles quand on prend la peine de lire ce bouquin ? Et pourquoi faudrait-il absolument en faire un Dieu, c’est-à-dire un mystère ?

Si vous avez la réponse, écrivez-moi …

L’imprudence !


Dans notre monde la prudence est synonyme de précaution, de préservation, de sécurité.
Pour soi : ne pas courir de risques inutiles; pour les autres, alerter sur des dangers potentiels.
Dans l’histoire de la philosophie, c’est une notion bien plus complexe qui va de l’acte de penser à celui de calculer.
« Premier des biens divins », selon Platon, recommandation de s’en tenir à la définition stricte des concepts, selon Spinoza, elle est aujourd’hui une vertu psychologique qui nous encourage à calculer finement nos plaisirs en tenant compte des réalités(*).
(cf A. Comte-Sponville).

Dans l’expression artistique, tout l’enjeu est justement de savoir prendre des risques, c’est-à-dire de sortir de soi des choses inconnues, d’aller dans l’indicible, dans l’ineffable, dans l’innommable sans tomber dans l’indigne !
Quel projet invraisemblable me direz-vous!
D’accord!
Mais n’est-ce pas encore plus insensé de chercher à traduire avec un crayon, un pinceau, des sentiments, des émotions intimes qu’il serait beaucoup plus « prudent » de garder pour soi ?
Peindre ! N’est-ce pas se mettre en scène, soi, se dévoiler, s’exposer, au risque de se perdre ?
Qu’en pensez-vous ?

(*) Cette conception, plutôt valorisée aujourd’hui, était d’ailleurs déjà présente chez Aristote.

Merci à Alain pour la citation de C. André :

 « Si la peur nous oppresse, si elle nous rend égoïste, alors c’est un problème. Mais si elle nous incite à la prudence, qui est la sagesse de la peur, alors elle est une chance et il faut la garder en nous. »

QUE JE DEVIENNE …

Que je devienne …

Souffle avec le vent,
Onde avec la mer,

Fort avec le chêne,
Faible avec le roseau,

Infini avec le ciel,
Mourant avec le soleil,

Mauve avec le soir,
Tendre avec la nuit,

Velours avec les dames,
Volcan avec les mecs,

Blond avec la plage,
Noir avec la forêt,

Rouge avec la rose,
Rose avec l’oeillet,

Bleu avec l’arbre,
Ocre avec le chemin

Qui mène à TOI.

L’amour médecin


Confinement, menace sur la santé, 2 bonnes raisons de se rappeler que l’amour, l’amitié, l’affection sont si importants pour guérir ou pour ne pas tomber malade !
Beaucoup d’études savantes l’ont montré : « notre « cerveau émotionnel » réagit constamment à notre situation affective et essaye de compenser nos carences…
autant d’ajustements qui affaiblissent nos fonctions vitales et finissent par favoriser le développement de maladies chroniques » (D. Servan-Shreiber in « Psychologies ».)

« Mieux vaut être fumeur, hypertendu ou stressé que ne pas être aimé »


Il ne s’agit pas de l’amour-possession, celui qui écrase, vampirise, castre.


Je parle ici de l’amour-attention, inconditionnel et désintéressé, celui qui respecte, qui admire, qui caresse et qui libère!

(Pastel peint d’après une photo du calendrier des Postes. Merci à Agnès, ma si sympathique factrice)

Créationnisme

On sait que beaucoup d’américains et pas mal de français ne croient pas à la théorie de l’évolution.

Un jour, un enfant demande à sa mère : – « Qui étaient les premiers hommes maman ? »
-« Eh bien, au commencement, il y avait le ciel et la terre, la lune et le soleil, les plantes et les animaux
… alors Dieu créa l’homme et la femme à son image, pour vivre dans ce paradis. »
-« Mais, s’exclame l’enfant, je ne comprends plus rien, papa m’a dit qu’on descendait du singe ! »
-« Bien sûr, dit la mère, cela, c’est dans la famille de ton père! »

(J’ai dessiné un petit koala de 300gr sauvé dans l’Australie en feu alors que des milliers d’autres ont péri)