« Mon pays imaginaire »

Vu « Mon pays imaginaire », formidable documentaire de Patricio GUZMAN.

On en sort sous le choc mais emballés par l’énergie de ces jeunes, de ces femmes qui luttent jusqu’au bout de leurs forces contre les injustices, les inégalités, l’inertie des politiques face à la misère et à la corruption.

Ce qui s’est déroulé en 2019 et en 2020 au Chili, se reproduit aujourd’hui en Iran.

Que peuvent la brutalité et la cruauté des forces de répression contre une jeunesse révoltée, prête à mourir pour défendre sa liberté ?

Les tyrans de tous les pays devraient se le demander !

« REPRISE EN MAINS »

A voir de toute urgence, le dernier film de Gilles Perret.

Du documentaire engagé, ce magnifique cinéaste est passé à la fiction;
Une vraie réussite sur un sujet brûlant et déterminant pour l’avenir de notre industrie française.
Après « MA MONDIALISATION », Gilles Perret reprend le thème de la main-mise de la finance sur une usine de décolletage de la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie.
Et c’est revivifiant, comme l’air de ces hautes montagnes que l’homme peut approcher, conquérir, mais qu’il ne pourra jamais dompter.

La démocratie et la « vertu »

« La démocratie est basée sur la vertu »

Dans « De l’esprit des lois », Montesquieu explique que la démocratie est un « régime fragile », en ce sens qu’elle exige beaucoup de « vertu » de la part des citoyens, un « renoncemenr à soi-même » et que l’on doit « accorder plus d’importance à l’intérêt général et à la nation plutôt qu’à son propre intérêt » !
Le propre des populistes c’est justement de laisser croire à chacun qu’il va, de façon magique, sans effort ni appel à une quelconque « vertu », régler tous ses problèmes et lui apporter le bonheur !
Les formules choc, les slogans, les idées simples, la désignation de boucs émissaires, la disqualification des corps intermédaires, enfin tout ce qui évite aux citoyens non seulement d’être « vertueux » mais surtout de faire appel à leur intelligence, voilà les vrais dangers pour la démocratie !
Merci à Livine.