La démocratie et la « vertu »

« La démocratie est basée sur la vertu »

Dans « De l’esprit des lois », Montesquieu explique que la démocratie est un « régime fragile », en ce sens qu’elle exige beaucoup de « vertu » de la part des citoyens, un « renoncemenr à soi-même » et que l’on doit « accorder plus d’importance à l’intérêt général et à la nation plutôt qu’à son propre intérêt » !
Le propre des populistes c’est justement de laisser croire à chacun qu’il va, de façon magique, sans effort ni appel à une quelconque « vertu », régler tous ses problèmes et lui apporter le bonheur !
Les formules choc, les slogans, les idées simples, la désignation de boucs émissaires, la disqualification des corps intermédaires, enfin tout ce qui évite aux citoyens non seulement d’être « vertueux » mais surtout de faire appel à leur intelligence, voilà les vrais dangers pour la démocratie !
Merci à Livine.

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