
On se plaint que l’Europe est trop technocratique, c’est-à-dire dirigée par des instances que nous n’avons pas élues. C’est l’Europe de « Bruxelles » tant décriée par les populistes souverainistes de tous bords!
Mais on oublie que cette dérive prend son origine dans les balbutiements du projet européen. Le 30 août 1954, les communistes et les gaullistes réunis rejettent l’accord qui devait instituer une Communauté européenne de défense qui contenait en germe un projet de fédération européenne démocratique.
En 1957, le traité de Rome venait consacrer une autre orientation, celle de l’économie, au détriment de la politique. Les marchés jubilaient. On allait pouvoir faire des affaires sans le contrôle tatillon des gouvernants et surtout en faisant fi de toute tentative d’entente politique commune.
Et aujourd’hui, on vient pleurer !!! On vient se plaindre que l’Europe n’est pas assez « sociale » !
Pas une raison pour ne pas aller voter le 26 mai! Au contraire!




