
L’homme migrant se déchire sous les outrages


Qui verra ce regard apeuré ?
Qui fera jaillir ces feux et ces lueurs ?
Qui dira le déchirement de l’exilé ?
Qui fera taire le sénateur ?

Dans le feu et le bruit,
Dans la lumière crue et la nuit,
L’or et le sang claquent
Les corbeaux crient,
Les os craquent.
Baigné de désespoir, je fuis.

Qui pourrait me faire peur,
Quand je ferme les yeux pour écouter mon coeur ?

Où cours-tu, femme-image
Au delà des passages ?
Va le jour, pleure la nuit,
Sans cesse ton astre luit.