Le premier devoir ?

Le 27 mai dernier, 7 militants et militantes étaient jugés à Grenoble pour avoir facilité « l’aide à l’entrée de personnes en situation irrégulière » !
En fait, ces personnes ont organisé une marche pacifique à la frontière franco-italienne pour protester contre une action musclée des « identitaires ».
Le jugement devrait être rendu le 22 septembre prochain. On va surveiller ça !
Comme par hasard, je suis tombé sur une phrase de l’abbé Pierre : « Ce qui est premier c’est le devoir, et il fonde le droit ».
Or il me semblait jusqu’à présent que le premier devoir d’un être humain, c’était de venir en aide à son semblable, non ? J’ai dû me faire abuser !

Le monde d’après…

Alors que tout le monde a l’air de considérer que tout est redevenu comme avant, je me pose quand même beaucoup de questions :

Le mot liberté a-t-il encore un sens lorsqu’ une crise, une « guerre », impose des contraintes lourdes au nom du bien commun ?

Le repli sur soi, engendré par ces contraintes, a quel effet sur nos modes d’engagement, familial, social, politique ?

La recherche effrénée du bien-être personnel, du bonheur individuel, qui caractérise les pays occidentaux, dits « libres », a-t-elle comme résultat de nous rendre esclaves de nos pulsions considérées dès lors comme légitimes ?

Le « Système Amazon », modèle consumériste qui exploite explicitement et joyeusement le travailleur pour satisfaire le consommateur-roi, est-il l’avenir indépassable du capitalisme ?

L’individu anonyme derrière son écran, libre de diffuser n’importe quoi et d’injurier n’importe qui représente-t-il maintenant le merveilleux idéal de notre rapport au monde social ?

Etc …