« IRRADIES »

Vous avez vu « Irradiés », le dernier film de Rithy Panh ?
Voilà longtemps que je suis la production de ce documentariste cambodgien, qui a perdu toute sa famille pendant le génocide perpétré par les Khmers rouges et qui, depuis, n’a de cesse de s’interroger sur les conditions de cette ignominie et sur ses effets sur les corps et les esprits. Comment et pourquoi les hommes sont-ils capables de telles horreurs ?
Rithy Panh présente ici son film le plus recherché, le plus abouti mais le plus noir aussi !
En reliant les grands massacres du XXème siècle, Verdun, crimes nazis, Hiroshima … il nous conduit au bord de l’insoutenable!
A la recherche perpétuelle de l »Image manquante », il nous interroge sur notre capacité à nous arrêter sur une image éprouvante certes, mais indispensable.
Dans cette multiplicité d’écrans qui s’imposent à nous aujourd’hui, pouvons-nous encore résister à cette pulsion de mort qu’il nous expose par le canal de la création artistique ?
« Toi qui regardes, ne lutte pas. Ne retourne pas tout de suite au mouvement, à la vie, à la douceur qui t’attend » dit la voix off!
Je dirais : ne retourne pas à ces paradis artificiels qui n’ont pour but que de te faire oublier ces « irradiés » par la folie des hommes, d’hier et d’aujourd’hui.

Enfin !

Enfin, enfin !
Mais que la justice est lente avec les riches ! Et lorsque ceux-ci sont des zoms politiques, j’vous dis pas !
Un an de prison ferme pour celui qui n’a pas cessé de falsifier, de magouiller, de tripatouiller, pendant toutes ces années !

Il s’en tire bien, il craignait que les juges l’obligent à scier ses talonnettes ! Non, pas ça, c’était trop dur !
Ces gens-là pensent que leurs manoeuvres et leur carnet d’adresses les mettent à l’abri de la justice du tout-venant.
Ces gens-là sont au-dessus des lois ! Oui !
Et vous avez entendu hier soir Madame Pécresse qui commençait à critiquer le « pôle financier », disant que les juges le composant étaient dans leur bulle ? On rêve !
Y a une chose qu’il faut reconnaître aux riches,
c’est qu’ils savent être solidaires quand ça chauffe pour eux !
Bon d’accord, il fait appel ! Mais quand même !
Et puis dans 15 jours, on remet ça !
Enfin !

Pour alléger le propos, un copie d’un détail des Nymphéas, ça fait du bien dans tout ce cloaque !