Mai 68, un « excès de vie » !

Oui, il y a 50 ans, surgissait brutalement une révolte étudiante incompréhensible pour les bourgeois gaullistes. Ca n’était pourtant que l’expression prévisible d’une crise de l’université, d’une remise en cause des institutions politiques et religieuses, des méthodes patronales, …
Effondrement de l’autorité, dévergondage, désordre anarchiste, utopie destructrice… que n’a pas dit la droite de l’époque pour fustiger ce formidable mouvement de jeunes vers plus de liberté ? Rappelons-nous, il n’y a pas si longtemps, Sarkozy désirant « liquider l’héritage de mai 68 »!
Pour moi, 68 est indissociablement lié à 3 grands ouvrages parus ces années-là:
« Asiles » d’ Erving Goffman, « Le cas Dominique » de Françoise Dolto et « Libres enfants de Summerhill » d’Alexandre Neill.
Les instances ouvrières ont fini par rejoindre, bon gré mal gré, le mouvement. Ils ont aussi contribué à la fagociter et à l’enterrer.
Néanmoins, l’impulsion était donnée vers une remise en question des frontières entre le normal et le pathologique, pour un plus grand respect des différences et vers plus d’égalité.
Que reste-t-il aujourd’hui de cet « excès de vie » manifesté par les jeunes de 68 ?
C’est là la grande question ?

(illustration inspirée par une case du livre d’Etienne Davodeau « un homme est mort » magnifique hommage à René Vauthier.)

Un commentaire

  1. Elle n’était pas seulement inaccessible aux seuls bourgeois gaullistes, la gauche avait aussi de gros problèmes d’appréhension avec ce mouvement spontané qui liait pour la première fois étudiants et ouvriers….

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