Polyphonie

Judeo-chrétien,
Judeo-arabe,
Franco-algérien,
Franco-arabe,
et puis, breton de coeur, français de raison,
Basque et français,
Occitano-français,
Alsacien et français..
Mélangez-vous, disait Pierre qui s’y connaissait en polyphonie!
Pensées niaises , oui peut-être ?
Une façon de saluer Johann Sfarr et son « Chat de rabbin 7 » qui sort aujourd’hui.
Belle idée de cadeau.
Une manière aussi de dire que la bête immonde ne désarme pas!
(8000 personnes hier soir à acclamer Dieudonné à Toulouse).

Déterrer les cadavres!

Vu le beau documentaire d’Eric Caravaca « Carré 35 ».
Recherche d’une grande soeur disparue à l’âge de 3 ans sans laisser de traces. Pas de photos, pas de films, rien, la maman a tout brûlé. Pourquoi ce silence ? Pourquoi ces erreurs, ces mensonges lorsqu’Eric questionne ses parents ?
Sa tombe est au cimetière français de Casablanca mais personne n’y est jamais allé.
Eric a besoin de savoir, pour expliquer cette tristesse infinie qui l’a saisi alors qu’il se trouvait dans un cimetière pour enfants en Suisse.
Ce film très fort et très beau m’a posé beaucoup de questions:

Pourquoi ce besoin de déterrer les cadavres ?
Pourquoi ce désir de dévoiler, de mettre en lumière ce qu’on a pris grand soin de cacher ?
Pourquoi avons-nous tant besoin de placer des mots sur un ressenti ?
Les rapports familiaux sont-ils si puissants qu’on se donne la peine d’enquêter, de pousser ses parents dans leurs retranchements pour connaître la « vérité » ?
Existe-t-il une vérité d’ailleurs, alors qu’on sait bien que chacun fabrique la sienne propre ; les souvenirs d’enfance ne sont-ils pas recréés en fonction de sa propre histoire, des rancoeurs et des rancunes ?
Quel est vraiment l’enjeu de cette quête ?
Une quête personnelle identitaire ? un besoin de débusquer dans la vie de ses parents, ce qui les a animés, rendus heureux, malheureux ? Une envie de les réconcilier avec un passé douloureux ?
Resituer sa petite histoire familiale dans la grande Histoire ?

Allez-y, vous me direz !

ZERO MACHO !

Beaucoup de battage médiatique autour des violences faites aux femmes!
Un des bienfaits des réseaux sociaux, sûrement.
Espérons que pour une fois les puissants n’en sortent pas indemnes !
Espérons surtout que ce mouvement s’internationalise, y compris dans le monde arabo-musulman!

(illustration inspirée d’un tableau d’Ingres)

La cordée solidaire

Alors comme ça, la vie sociale peut être comparée à une « cordée ».
Le premier, le guide, c’est celui qui connaît parfaitement le chemin, qui l’a parcouru de nombreuses fois et qui s’engage à amener son groupe à bon port.
Sa responsabilité est grande car il répond de la sécurité et du bien-être de chacun.
Il est attentif, soucieux d’adapter son rythme à celui qui traîne la patte. C’est cette fonction qui lui vaut autorité et respect de la part de tous.
Evidemment tous les patrons, employeurs, responsables d’entreprises ou d’associations se comportent de cette façon.
Aucun, jamais, ne se permettrait de couper la corde et d’envoyer tout le monde dans le ravin !!!
Toutes nos élites sont irréprochables ! Jamais personne ne songe à s’enrichir sur le dos des travailleurs !!!
Aucun patron ne penserait à licencier une partie de son personnel pour faire monter l’action en bourse !!!
Non, non, quand on se « sépare d’un collaborateur », c’est pour son plus grand bien, à lui et à celui de la cordée !!!
Vite, la montagne ! Ca nous gagne.

Simple, très simple!

« Je ne voulais faire que de l’art simple ; très simple ; pour cela j’avais besoin de me retremper dans la nature vierge, de ne voir que des sauvages, de vivre leur vie, sans autre préoccupation que de rendre, comme le ferait un enfant, les conceptions de mon cerveau, avec l’aide seulement des moyens d’art primitifs ; les seuls bons, les seuls vrais. »
En lisant ces mots tirées d’un ITV imaginaire de Paul Gauguin cité par Télérama, je pense à Pierre Rabhi et à sa sobriété heureuse.
Quelle utopie ! Retrouver une vie simple, sans bagnoles, sans ordis, sans plans de com, sans éléments de langage, sans télé, sans nationalistes, sans racisme, sans monsanto !!! une minute, j’ai rêvé!
Mais quel idiot!