Qui sait ce qui est « beau » ?

En ce début d’année je me re-pose les éternelles questions qui surgissent dès qu’on prend un crayon et un papier pour écrire, dessiner, gribouiller :

Qui sait ce qui est beau ?

  • – Ce qui répond à des canons édictés par les « sachant », ces pseudo-spécialistes qui vous disent comment faire ?
  • – Ce qui obéit à des règles habituellement reconnues, aux injonctions du bon goût, aux séductions du joli ?

Moi, je revendique le tâtonnement, l’à-peu-près, l’approximatif, le maladroit, le risqué !

Le « je ne sais quoi et le presque rien » (1) qui révèlent un peu de l’âme du créateur !

Après, faut laisser faire l’amitié …

(1) c.f Wladimir Jankelevitch.

Tout va changer !

J’ai reçu il y a quelques jours sur internet un truc du genre :
« J’ai 81 ans et je suis fatigué,
fatigué de payer trop d’impôts,
fatigué de payer pour les autres,
fatigué de voir les migrants nous piquer notre pognon … »
enfin, je cite de mémoire car je me suis empressé de virer ce torchon !
Moi, je n’ai pas encore tout à fait cet âge (!) mais je suis aussi fatigué de la connerie humaine.
Fatigué de voir que les idées de droite et d’extrême droite gagnent sans cesse du terrain!
Fatigué de constater que l’idée de solidarité régresse (salut Valérie ! ouaf!)
Fatigué d’entendre dire du mal des syndicats alors que ceux-ci représentent le dernier contre-pouvoir nstitutionnalisé pour les travailleurs.
Fatigué de savoir que les principes de la citoyenneté, de la laîcité, de l’éducation populaire, de la culture pour tous, ça demande des efforts, beaucoup d’éfforts de la part de chacun ainsi que des politiques adaptées et de constater que ça n’intéresse plus personne.
BON ! ça c’était pour 2021 !
Pour 2022, tout va changer, les femmes et les hommes de bonne volonté vont tous se réunir, dans la paix et le respect mutuel.
Ils vont faire fi des égos et des rivalités de pouvoir, ils vont rire, chanter et danser !
Ils vont arrêter de gaspiller et de diffuser la haine et la connerie.
Ils vont s’aimer ! ENFIN !

Joyeux Noël

Joyeuses fêtes de Noël à vous toutes et tous !

En essayant d’oublier quelques jours ceux qui nous font honte et tout ce qui nous empêche de retrouver nos proches dans la paix et la sérénité.

Je vous embrasse de loin !

« Jo le dégueu »

Une question me tarabuste au moment où nos candidats commencent à déverser leurs balivernes:
une politique doit-elle relever de « l’art du possible » ou doit-elle présenter un idéal, voire une utopie ?
Doit-elle tenir compte de ce qu’il est raisonnable de promettre ou d’exiger des citoyens ou doit-elle indiquer ce qui est bel et bon, en référence à un système de valeurs auxquelles on croit.
Prenons un exemple :
« Jo le dégueu » ne trie pas ses déchets. Faut-il s’en accomoder en considérant qu’il y aura toujours une fraction de la population récalcitrante ou bien doit-on renforcer la répression contre de telles pratiques ?
Autre exemple :
Selon le principe que chacun est maître de son destin et est libre de mettre fin à sa vie quand bon lui semble, faut-il autoriser l’euthanasie active et assistée ou l’interdire au nom de principes moraux d’origine religieuse ?
Un dernier :
L’avortement légal et accompagné pour les femmes qui le désirent est-il justifié par le grand nombre de jeunes femmes qui le souhaitent (et qui sont prêtes à prendre des risques pour cela) ou est-on en droit de le réprimer en brandissant le « droit à la vie » ?
En fait, je crois que les politiques en campagne électorale se moquent de tout ça !
Ils s’appuient sur ce qui est souhaitable et acceptable par la fraction de la population dont ils attendent le vote favorable, en cxaressant l’espoir de l’agrandir !
Ils se fondent sur « l’opinion publque » telle que les sondages la présente !

Point final !
Non ?

Adieu Pierre !

Pierre Rabhi nous a quittés !

Chantre de la « sobiété heureuse », il avait fondé le mouvement « colibri ».

Grand défenseur de la nature et du retour à des valeurs simples, humaines, altruistes.

Avec nos zozos actuels, il se serait retrouvé à la mer, le petit algérien !

Continue à veiller sur nous, Pierre, ils sont devenus fous !