VIVEMENT 2020 !

Vraiment, je vois partir 2019 sans regret.
Un gouvernement qui continue à creuser les inégalités.
Des capitalistes qui s’engraissent,
Des gens qui ne trouvent rien de mieux pour se manifester que de mettre des gilets jaunes et de tout péter.
Des discours de haine qui n’ont jamais eu autant de succès.
Une cathédrale qui brûle,
Ainsi que la Californie, l’Australie, l’Amazonie…
Des tempêtes qui se déchaînent,
Des rivières qui débordent,
Des guerriers qui ont toujours le dernier mot,
De dérisoires clowns tristes qui ont la gagne, partout !
Et puis, des pauvres gens qui meurent en mer en essayant de nous rejoindre!

Alors Arlequin qui est, au fond, un inébranlable optimiste sait, mais oui, que vingt vingt va être beaucoup mieux.
Et qu’ enfin on va appliquer le programme du P.O.V.M.E.C !
(Comme vous le savez il s’agit du Parti des Oiseaux, du Vent sur la Mer et de l’Entente Cordiale)
Alors, mes amis, vivement l’année prochaine.

Joyeux Noël

Belles fêtes à tous les amis.

et pour 2020, il va nous falloir beaucoup d’optimisme face aux dominants qui passent leur temps à continuer de « détricoter » les acquis sociaux du CNR.

Lettre de l’exilé à son pays

A toi, monde flagrant que j’ai connu,
Rieur et lointain, je te vois nu,
Semblant naître de mon désir, ton visage
Brûle dans l’ombre qu’ il ravage.

Tout cela est à toi si le monde vacille
Et dans un sursaut douloureux et gracile,
Je poursuis sans mot-dire
Le gille qui m’a laissé partir.

Geste vain, corps absent, mot noir,
Couché dans ma mémoire,
Perclus dans ma peur,
Je me dérobe aux caresses du coeur.

Que la solitude me ronge !
Que la parole me démange !
Mon masque d’amertume se fange
Dans la brume acide de mes songes.

Je m’enfuirai vers la mer en-dessous du village,
Où des bateaux sans nom et sans sillage,
Me laissant le froid qui mord,
Emportent avec eux mon remords.