Le bonheur de travailler

Le bonheur de travailler
Fêter le travail, c’est célébrer un bonheur formidable, celui de s’épanouir dans une activité créatrice qui mobilise et développe le meilleur de nous-mêmes !

Mais alors pourquoi, dans la pensée néo-libérale, faut-il constamment réduire les droits des travailleurs et de leurs représentants, leurs rémunérations, leurs temps de repos, leurs chances de promotion et de responsabilisation ?

Aujourd’hui, 1er mai 2019, tout le monde (enfin presque !!!) craint les violences dans la rue et exige du gouvernement « la + grande fermeté ». J’ai même entendu une journaliste dire hier : « M. Macron joue sa crédibilité sur sa capacité à maintenir l’ordre ».

Mais quel galimatias ! Vraiment y comprenez-vous quelque chose vous ?

Pour moi il y a deux choses importantes:
Les « gilets jaunes » ont dévoyé l’une des armes les plus fortes du syndicalisme : la manif dans la rue; remarquez que s’ils l’ont pervertie c’est peut-être parce que les puissants l’avaient eux-mêmes méprisée (cf Sarko : les syndicats font grève et personne ne s’en aperçoit !)
Depuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs s’emploient à laminer les droits des travailleurs. « Les 30 honteuses »!

C’est pourquoi j’aurais préféré que la révolte populaire porte sur ce sujet au lieu de casser les radars et de râler contre les 80Km/h.

Mais bon ! Faut des symboles ! A la Bastille, en 89, il n’y avait paraît-il, plus de prisonniers et pourtant c’est le jour de notre fête nationale !!!

Vive le 1er mai et le muguet nantais!