2019 et la lune

En 2018, on a tout vu :
des « réformes » menées au pas de charge en se foutant pas mal des syndicats qui manifestaient bien gentiment, en respectant les règles.
des révoltes + ou – spontanées de gens qui ne respectent rien, qui pètent tout et qui obtiennent satisfaction, enfin, un peu!
des irréductibles qui continuent à occuper illégalement des lieux publics, avec l’oeil plutôt bienveillant de la population.
Et puis, les + riches qui continuent à profiter des largesses de l’Etat et encore c’est rien par rapport à ce dont ils vont bénéficier en 2019!
Bon, à partir de là, à quoi peut-on rêver pour 2019 ?
Nous, les utopistes, les rêveurs impénitents, les distraits, les relativistes, les mécréants, que pouvons-nous échanger comme voeux ?
DE RESTER DANS LA LUNE, DANS LES NUAGES, DANS LES DESSINS ET LES COULEURS !
Voilà! Merci et bises à toutes et tous.
Venez me voir souvent sur ce blog et laissez moi un petit commentaire, ça me fera plaisir !
(illustration inspirée de Jan Van Eyck)

Enfin Noël !

Oui, enfin Noël, on a besoin de paix, de tranquillité, de sérénité.

Et quoi qu’il en soit de la légitimité des revendications et des inquiétudes réelles face à un avenir que personne n’est capable de prévoir, aujourd’hui, maintenant, tout de suite, on a besoin de se retrouver dans la joie simple !!!

Naïveté ? Inconscience ? Irresponsabilité ?

Peut-être, j’en prends le risque !

Alors joyeux Noël à tous.. en paix, si vous le pouvez !

Le référendum ou « l’ignorance de cause »

Le référendum est le type même de poudre aux yeux que les populistes nous jettent au visage pour nous faire croire que le peuple a toujours raison.
Pour moi, dans la vie quotidienne et dans la vie publique, les choses sont totalement inverses :
dans la première, il faut tenter de simplifier les choses compliquées,
dans la deuxième, il faut se garder de prétendre tout résumer en quelques slogans, quelques formules bien senties, quelques petites phrases définitives présentées comme des vérités d’évidence.
Bien sûr, ces quelques mots nous font l’économie de la réflexion, nous évitent de penser, nous interdisent de douter.
Ainsi le référendum auquel il faut répondre par oui ou par non, nous donne l’impression d’agir sur notre destinée, de nous rendre le pouvoir; il ne fait que légitimer à peu de frais une tendance dominante à un moment donné, il est l’illusion ultime, celle qui nous permet d’intervenir en toute « ignorance de cause »!
En laissant à penser que l’opinion a toujours raison, il ne fait que capter l’émotion !

Gilets jaunes, gilets verts, gilets rouges et gilets de flanelle!

Aucun acquis social n’a jamais été obtenu en demandant poliment l’aumône aux possédants.
Aucun progrès n’a jamais vu le jour en s’excusant de gêner les dominants dans leurs petites affaires.
Tout cela est attesté par l’histoire.
Néanmoins, il y a lieu de dépasser ce rappel historique car la contestation sociale est devenue plus que jamais un champ de luttes où les intérêts de nombreux groupes sociaux s’affrontent.
Les petites entreprises contre les grosses boîtes,
Les agriculteurs contre les écolos,
Les consommateurs contre les défenseurs du « made in France »,
Les inclus contre les exclus,
Les gaulois contre les immigrés,
les riches contre les pauvres,
les urbains contre les ruraux,
les salariés contre les indépendants,
Les chrétiens contre les musulmans…etc…

et puis toutes les incohérences :
moins de taxes mais plus de protection sociale,
moins d’impôt mais plus de Services publics,
moins de contrôle mais plus de sécurité,
davantage de bagnoles mais moins de pollution
plus de garanties sociales pour les salariés mais moins de syndicats,
rejet de l’autorité et besoin de chefs,
moins d’Etat mais plus de réglementation !!!

C’est à l’Etat de jouer le rôle d’arbitrage entre toutes ces rivalités, ces luttes d’intérêts, ces conflits qui révèlent à un moment donné l’impossibilité de vivre ensemble avec nos différences.
Encore faut-il que les représentants de cet Etat soient crédibles!
Sinon, le « peuple » considère que seule la violence permet d’être entendu !!!

Est-ce vraiment la fête ???

Charivari, chahut, carnaval, mi-carême, fête des fous, révolte des gueux…
Les termes sont nombreux pour désigner les fêtes populaires pendant lesquelles on fait du bruit, du tapage, pour exprimer son trop-plein de vitalité, de ras-le-bol devant les injustices, les inégalités criantes et montrer aux dominants que le peuple existe et qu’il est capable de se faire voir et de créer du désordre !

Et puis, ensuite, le pouvoir reprend la main et tout rentre dans l’ordre.
Et ce sont les pauvres qui paient les pots cassés !!!