Maintenant que fait-on ?

Ainsi dire « Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? c’est se demander s’il reste à l’individu un quelconque pouvoir dans ses initiatives personnelles ou dans ses engagements collectifs.
C’est se poser la question de l’impact sur nos vies quotidiennes de ces géants du Net dont nous sommes absolument dépendants. Impossible de se passer d’eux, la rationalité est de leur côté.
Ils représentent une force financière et politique telle qu’ils peuvent modifier les règles du système à leur avantage; surtout ils sont une puissance psychique considérable qui oriente nos choix de vie, nos façons de penser et notre rapport au futur.
Les libéraux continuent naïvement à promouvoir la libre concurrence comme une vertu cardinale. Avec les GAFA, on est maintenant dans le système du « winner takes all » (le gagnant rafle la mise).

Les paresseux et les cyniques

Et voilà que revient à la mode l’idée que les pauvres ne s’en sortiront pas avec les aides sociales et qu’il faut repenser l’Etat-Providence. Bon, c’est pas nouveau d’essayer de convaincre les petits gens qu’ils sont responsables de leur malheur. Habituellement c’est la droite pure et dure qui tient ce discours (cf le « cancer » de M Wauquier!). Là c’est un ancien ministre socialiste qui relance le truc: ça coûte « un pognon fou » et ça sert à rien! Le préventif plutôt que le curatif, façon de valider la théorie du « ruissellement » (voir plus haut).
Pour moi, rien ne se fera sans un accompagnement intelligent et professionnel des personnes en difficulté d’insertion.
Une récente enquête montre bien que la plupart des gens qui « ne cherchent plus de boulot » ne sont pas pour autant d’horribles fainéants mais des personnes non formées, malades, déprimées, sans permis de conduire ni solution de garde des enfants! 1% seulement disent ne pas chercher de boulot car ils préfèrent toucher les aides sociales!
Non les cyniques ne sont pas à chercher dans les rangs des pauvres mais chez ceux qui laissent croire que c’est en favorisant les riches qu’on aidera les pauvres!
(illustration en hommage à Danart)