Folie destructrice

Sidération encore une fois ce matin devant la barbarie.
Je tiens ici à dénoncer une fois de plus les discours de haine d’où qu’ils viennent! Et on sait qu’ils sont légion sur l’internet.
C’est la parole, l’écrit, le discours qui produisent l’intolérance, le rejet de l’autre, la haine; à partir de là les passages à l’acte sont inévitables.
Prêcher le mépris, l’exclusion, la détestation, rien de plus facile!
Autrement difficile de défendre le respect, l’indulgence, la douceur.
J’espère qu’après cela les « fouteurs de merde » vont laisser la place aux « fouteurs de joie »!
Quoique ?????

Les cahiers de lavis

lavis

Vu hier un documentaire très particulier « Les cahiers de lavis » de Christine Thépenier.(*)
Roger, un vieil homme d’un village du Bourbonnais, vient de mourir. A la grande stupéfaction de tous, on retrouve dans le bric à brac de sa maison de vieux célibataire des centaines de cahiers d’écolier sur lesquels il a dessiné et colorié, à l’insu de tous, la vie quotidienne de son village. Roger s’exprimait avec beaucoup de difficultés, sans doute atteint d’infirmité palatine non traitée. Il a dessiné pendant 50 ans, de mémoire, sans jamais se montrer, son environnement, la vie des gens, les fêtes, le travail.
Au premier abord le trait peut paraître enfantin mais à y regarder de près, il s’agit de magnifiques oeuvres d’art et bien plus que des photos, de véritables témoignages sur la vie rurale à la fin du XXème siècle. A voir l’émotion des villageois en découvrant toutes ces merveilles si simples, si naïves, on comprend que la peinture, comme toute oeuvre de création, lorsqu’elle est sincère, authentique, lorsqu’elle est au coeur de la vie, est toujours belle. Car sa beauté naît de l’engagement du créateur non pas comme artiste plus ou moins reconnu mais comme un homme parmi d’autres, qui observe, recueille, traduit, sublime le banal de l’existence humaine. C’est ainsi que naît « lavis », la vraie!
Roger était « si gentil, toujours prêt à rendre service », il a souvent été « exploité par les gens ». Le soir, seul dans sa petite maison, il les croquait dans un secret acte d’amour.

(*)En 2011 C. Thépenier a réalisé « Disparaissez les ouvriers ».

Choisir ses copains

Avez-vous vu mardi le dernier film de Jean Michel Carré sur Poutine ? C’était mardi soir à la télé.
Oui, le grand copain de Sarko!
200000 morts en Tchétchénie,
plus de 40 journalistes assassinés,
les leaders de l’opposition arrêtés ou assassinés,
les élections truquées,
les manifestants massacrés,
les ONG assimilées à des « agents étrangers »,
les lois contre l’homosexualité,
corruption, népotisme etc,
et je ne parle pas de l’Ukraine..
Un nouveau rideau de fer s’est abattu sur la Russie avec deux trous pour laisser passer le pétrole et le gaz, comme le dit un intervenant.
Poutine ne tient que par le recours à la violence!
Moi j’vous le dis: sarko ne sait pas choisir ses copains, comme avec Bachar El Assad et Kadhafi qu’il avait reçus en grande pompe.