Jouissance !

Vous avez vu combien ils étaient hilares les deux compères au Kremlin ? Et pour les mêmes raisons! Prendre son panard sur le dos de Hollande et de la diplomatie française !
Pour Poutine, on peut comprendre. Quelle revanche contre celui qui s’insurge contre l’annexion de la Crimée, contre la guerre civile et les massacres à l’est de l’Ukraine… et j’en passe!
Bon d’accord.
Mais l’autre ! De quel droit il jouit sur notre dos ?
Vous savez comment j’appelle ça, moi ?
Celui qui voulait tant « liquider l’héritage de mai 68 », passe son temps à courir après la jouissance; bizarre, non ?
Après tout, il est peut-être malade!

Réinventer l’eau chaude

Il paraît que dans « The American Journal of Psychiatry », publié cette semaine, il est dit que la parole est le moyen le plus efficace pour guérir la schizophrénie, qui touche 1% de la population mondiale.
Après avoir tant vanté les approches biologiques, génétiques de la souffrance psychique voilà qu’on redécouvre les vertus relationnelles de l’accompagnement des personnes en difficulté. Régulièrement les scientifiques réinventent l’eau chaude! C’est rassurant, non ?
Ah bon! Tiens! Les prises massives de médicaments ne suffiraient pas ?
Mais pas de panique, les grandes multinationales pharmaceutiques vont sûrement nous prouver que cette étude ne vaut rien! Ben oui, c’est du pognon.. et de la croissance tout ça.
N’oublions pas que la consommation d’antidépresseurs a doublé ces 10 dernières années dans les pays de l’OCDE.

XVIIIème siècle

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J’aime pas trop le XVIIIème siècle à cause de la folie de ses rois dont le meilleur d’entre eux a payé la facture! Et puis cette grande révolution, nécessaire certes mais qui se termine par la grande victoire de la bourgeoisie!
Il y en a un qui me remonte le moral, c’est Giacomo Casanova. Non pas pour son côté frimeur et fortement égocentré mais pour son amour de l’aventure et de la liberté, son énergie, son sensualisme, son effervescence, son goût de la vie.
Et puis au XVIIIème, il y a Fragonard et Diderot.

La terre de la folie

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Un documentaire pas banal! Contenu dramatique mais traitement juste assez distancié pour rendre ce doc supportable. Caractère glacé du constat. On n’en sort pas indemne! Bien joué Luc Moulet!
Le lien entre la terre, le pays, le paysage ou le climat et la tendance de certains à adopter des comportements irrationnels pouvant mener au crime est fortement intéressant mais quand même problématique, non ? Les paysages tourmentés, arides, le vent qui souffle toute l’année sur les plateaux des Basses-Alpes seraient-ils particulièrement propices au surgissement de la folie meurtrière ? Pour y répondre Luc Moulet choisit ce mode décalé, très second degré, qui en rajoute dans la confusion! Avec en toile de fond, rappelé à la fin le crime de LURS qui, si je me souviens bien, a rendu tout le monde un peu fou, police, justice, jurés… et aussi la presse. Comme quoi la folie fait vendre du papier! Mais le père Dominici et son entourage étaient-ils réellement fous ? N’étaient-ils pas plutôt les porteurs – et les victimes – de cette tradition fortement « terrienne » que Luc Moulet développe dans son film ?

La dette

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Une journée maussade dans un petit bourg humide au fin fond de la Grèce.
Il tombe une pluie battante et les rues sont désertes.
Les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit.

Arrive un riche touriste allemand. Il arrête sa belle grosse voiture devant le seul hôtel de la ville et il entre.
Il pose un billet de 200 euros sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d’en choisir une pour la nuit.
Pour 200 euros, le propriétaire de l’établissement lui donne toutes les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.
1. Dès que le touriste a disparu dans l’escalier, l’hôtelier prend le billet de 200 euros, file chez le boucher et règle la dette qu’il a envers celui-ci.
2. Le boucher se rend immédiatement chez l’éleveur de porcs à qui il doit 200 Euros et rembourse sa dette.
3. L’éleveur, à son tour, s’empresse de régler sa facture à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail.
4. Le directeur de la coopérative se précipite au pub régler son ardoise.
5. Le barman glisse le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis un moment.
6. La fille, qui occupe à crédit les chambres de l’hôtel avec ses clients, court acquitter sa facture chez notre hôtelier qui pose le billet sur le comptoir, là où le touriste l’avait posé auparavant.
Le touriste Allemand redescend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet de banque et s’en va !
Personne n’a rien produit ! Personne n’a rien gagné ! Mais plus personne n’est endetté et le futur semble beaucoup plus prometteur.
Voilà comment fonctionnent les plans de sauvetage! Vive la Troïka !
Merci à Luc