Réponse à mon amie

L’utopie libérale dont s’inspirent tes positions, mon amie, même si, dans certains cas, elle peut donner des résultats séduisants, reste et restera une grande illusion, car pour que cette « main invisible » fonctionne sur le marché du travail il y a une condition absolue:
Que tous les bébés qui vont naître désormais disposent d’une totale égalité des chances, des capacités, des moyens culturels et financiers, mais aussi des motivations et des références morales.
Le problème c’est que la plupart des « grands » économistes qui alimentent la « pensée unique » et les partis de droite qui bénéficient des largesses des puissances d’argent relayent cette illusion. Beaucoup des articles du projet de « Loi Macron » s’en inspirent aussi d’ailleurs!
Alors que faire ?

Souffrance au travail

Une amie, cadre dans une entreprise française à capitaux américains, me disait hier que les français souffrent au travail parce que celui-ci est rare. Il est rare parce que le marché du travail est bloqué, bouché, verrouillé par les lois sociales. De plus, les français travaillent peu longtemps (35h) ils doivent travailler d’autant plus dur.
La solution est donc de tout déréguler: embauches, licenciements, temps et conditions de travail, rémunérations.
Ainsi la liberté retrouvée permettra à chacun, de façon quasi automatique, de choisir ce qui est bon pour lui.
Chacun pourra ainsi prendre son travail avec légèreté et nous retrouverons le plein emploi !!!
Qu’en pensez-vous ?

La petite classe moyenne

Ce soir sur Arte à 20h50, la petite classe moyenne, « cette frange de la population dont la situation s’est le plus détériorée ces dernières années », explique le réalisateur en préambule.

Pouvoir d’achat en berne, déconvenues professionnelles en rafale, ceintures serrées pour zones de turbulences : c’est une chronique du déclassement, de la vulnérabilité et des espoirs d’élévation douchés que livre cet âpre et touchant feuilleton documentaire.

Traditionnellement la classe moyenne est pourtant la classe stabilisatrice de nos démocraties.
Or aujourd’hui la droite et l’extrême droite la caressent dans le sens du poil en lui disant qu’elle est écrasée par des charges dont elle ne profite pas.
La gauche, elle, cherche à gagner du temps en pariant sur l’effet modérateur de notre modèle social.

Vivement ce soir.

L’art et ses fonctions sociales

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Face à une situation difficile – malaise, tensions, conflits, guerre… – un homme, un groupe, un pays a trois possibilités :
– s’enfuir,
– affronter,
– chercher une médiation.
Dans cette troisième solution, il peut activer:
– le droit,
– la science,
– la démarche artistique.
Dans ce troisième cas, il s’agit de mettre du distancié, du signifiant, du symbolique là où s’exprime la violence, c’est-à-dire la pulsion de mort.
Voilà, pour moi, la principale fonction sociale de l’art.
Chercher à mettre en lumière, en valeur, la beauté des choses et des gens.

C’est cette distance qui rend la démarche artistique indissociable de l’humour. Le sourire, le rire, la dérision, la caricature sont les armes fatales contre l’ignorance et la bêtise!

Mais l’humour, c’est d’abord savoir rire de soi. Le créateur qui se prend au sérieux, qui se croit « dieu », est un piètre artiste, comme on disait dans mon enfance, un saint triste est un triste saint.
Voilà enfin pourquoi les puissants ont cherché la complicité ou la servitude des artistes (Mozart et Coloredo, Michel-Ange et Jules II, Staline et
Chostakovitch…) et enfin combien les régimes autoritaires prétendent toujours savoir ce qui est bel et bon pour le peuple!
OK ?

Folie meurtrière

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Libération d’Auschwitz, il y a 70 ans!
Pas possible de ne pas faire le rapprochement avec le monde d’aujourd’hui.
Rien n’a changé, les hommes prennent toujours autant de plaisir à tuer! Qu’ils se servent de dieu pour justifier ce plaisir sadique ou d’immondes raisons ethniques, peu importe.
Non, rien, en aucun cas, ne peut justifier qu’on porte atteinte à l’intégrité physique ou morale de quelqu’un!
Or, que ce soit dans l’Allemagne nazi ou au Rwanda, les passages à l’acte ont toujours été précédés par des discours, des propos, des paroles de mépris, de rejet, de haine!