L’homme au service de l’économie

Grand raout sur la FORMATION PROFESSIONNELLE en ce moment!
Oui, d’accord, il s’agit d’un enjeu de société particulièrement sensible puisque sa politique permet à chacun de s’adapter au MARCHE du Travail!
En fait c’est la place sociale de chacun de nous qui est en cause, c’est-à-dire son bien-être, son épanouissement, son bonheur, rien que ça!
Et puisque le gouvernement ne parle + que de COMPETENCES, réaffirmons d’abord que rien n’est possible sans une solide formation de BASE :
– comprendre, grâce aux sciences humaines et à la littérature, dans quel monde nous vivons.
– maîtriser les techniques indispensables au maniement des outils communément utilisés par le plus grand nombre.
– permettre à chacun de découvrir sa sensibilité artistique pour se pénétrer de la beauté de la nature et stimuler sa créativité.

A partir de ces trois conditions de base, acquises lors d’une formation élémentaire et tout au long de la vie, on forme un humain de « qualité », c’est-à-dire qualifié, mot que nos élites ne veulent plus entendre.
La COMPETENCE, adaptée à une activité particulière, est acquise, ensuite, sans problème sur ce socle commun.

Rien d’étonnant à ce que nos « new managers » ne s’intéressent plus à la qualification mais misent tout sur la compétence car, dans l’idéologie capitaliste libérale, l’individu doit être rentable immédiatement (sans la médiation de la qualification), c’est-à-dire parfaitement adapté au marché du travail, quoiqu’il lui en coûte!

La joie , c’est cool !

Le plaisir c’est satisfaire son désir,
Le bonheur c’est continuer à désirer ce qu’on possède,

La joie c’est recevoir et donner sans rien attendre.
La joie c’est l’harmonie retrouvée entre soi et le monde,
La joie c’est la prise de conscience que chacun est libre, y compris de se faire du mal!
La joie c’est savoir que rien ne nous comblera jamais, surtout pas la satisfaction de nos désirs!

Adieu aux « ouvriers » !

Lu, dans « la vie des idées », une passionnante itv d’Henri Eckert, sociologue à Poitiers, qui montre l’importance des mots qu’on emploie pour désigner les catégories du monde social et de ce fait les problèmes sociaux.
A l’heure où notre Président, tout en prêchant la solidarité (encore heureux pour un ex-socialiste) valide la pensée individualiste, celle qui consiste à situer l’individu au centre de toutes choses et à survaloriser la responsabilité personnelle, il est bon de se souvenir de quelques éléments essentiels de notre histoire.
Les « classes populaires » remplacent maintenant la « classe ouvrière » participant ainsi à faire disparaître le mot ouvrier derrière un fatras cher aux « new managers » comme collaborateur, opérateur, agent de production…
 » C’est une tentative d’anéantissement d’une culture ouvrière qui venait de la base, de l’expérience concrète des situations de travail, qui se disait à travers des mots qui étaient produits, mobilisés par les ouvriers eux-mêmes. « 
Tout ceci est évidemment politique et a pour but de faire oublier que, pour les jeunes des « classes populaires », leur identité ne passe plus par la lutte « ouvrière », c’est-à-dire, collective, mais par une farouche volonté individuelle de « se sortir » de ce populaire sans passé passable ni présent présentable, ramassis indifférencié d’ouvriers, d’employés, de chômeurs, de migrants, de sans-abris…

Le travail est source de dignité et « d’investissement dans l’agir » certes mais il est et reste source d’aliénation et d’exploitation.
Le rappeler est devenu aussi ringard que de parler de CLASSE et de LUTTE OUVRIERES

Non ?

Joyeuse année!

Chers amis,
Recevez mes voeux pour une joyeuse année 2018.
Oui de la JOIE car le bonheur c’est un peu compliqué, non ?
De la JOIE au jour le jour,
De petites joies toutes simples,
Un sourire au coin d’une rue,
La poignée de main d’un type qu’on n’avait pas vu depuis longtemps.
Un enfant triste qui a retrouvé un peu de gaieté!
Un jeune qui a gagné un peu de confiance en lui.
Un bébé qui rit aux éclats,
Un beau paysage qui nous remplit,
Une oeuvre d’art qui nous saisit…
Une petite caresse qui nous laisse sans voix.
Quelqu’un qui retrouve le goût du sentiment amoureux,

Gageons qu’après tout c’est peut-être ça le bonheur !

L’espoir

Un bilan 2017 ?
Pour quoi faire, puisque nous sommes ainsi faits que nous n’apprenons rien de nos erreurs !!!
Oui, triste humanité qui se sert de la religion pour tuer, de la politique pour oppresser les plus démunis et du progrès industriel pour détruire la planète.
L’espoir, malgré tout, puisque nous n’avons pas le choix, c’est la seule arme qui nous reste !
En attendant regardons vers les étoiles!
Belle fin d’année, entourés de vos amours, mes amis !
Et RV en 2018 où tout ira mieux.