Merci Emma

Vous avez vu sur les réseaux, le discours de cette jeune étudiante de 18 ans, Emma, élève de terminale à la Douglas High School de Parkland, en Floride, où un garçon de 19 ans a tué quatorze lycéens et trois professeurs à l’arme automatique ? Vous l’avez vu interpeller le Trump à la tribune : « Combien d’argent avez-vous touché du lobby des armes, combien ? Je vais vous le dire : 30 millions de dollars ! »
Tout est dit.
Mais quand les riches et les beaufs auront-ils un peu de compassion pour les jeunes qui se font tirer dessus dans les écoles ?
Réponse : jamais!

« Communion »

Vu sur France 2 « Communion », un saisissant documentaire polonais d’Anna Zamecka sur une famille qu’on appellerait aujourd’hui « dysfonctionnelle », à propos de la préparation à la communion de Nikodem.
Le père est alcoolique, la mère absente, le jeune Nikodem manifeste de nombreux symptômes autistiques. C’est sur Ola, 14 ans, que pèse le poids de maintenir cette famille encore debout.
Magnifique démarche de documentariste qui sait se montrer présente sans être intrusive, attentive et bienveillante sans être complaisante.
La question des rôles familiaux est bien sûr posée.
Où est la normalité dans ces rapports intimes, essentiellement affectifs ?
A quel prix se paye cette incroyable maturité dont fait preuve Ola ?
Quelle est la responsabilité de ce travailleur social qui prend le risque de laisser l’enfant dans sa famille ?
Et puis, bien sûr, la place d’une religion rigide et dogmatique qui ajoute encore de la confusion à cet imbroglio.
Un beau film documentaire, dur mais nécessaire!!!
A voir en replay.

Epuisement

Grand débat sur le burn-out au travail !
Ca me paraît pourtant simple!
Si, dans les relations de travail on manifeste aux autres un minimum de respect,
si on accepte l’idée « lumineuse » que rien de bien ne se fait sans la collaboration des membres d’un collectif, ce qu’on appelait dans le temps, la vie d’équipe (!),
si on découvre enfin que la brutalité est la pire des solutions dans un groupe de travail, il n’y a plus lieu de parler d’épuisement.
Enfin que des évidences quoi !
Et puis arrêtons de faire porter sur la Sécu, la connerie perverse des petits chefs en mal de reconnaissance!
Vous verrez, le trou de la Sécu se comblera comme par magie !

Tous en taule !

Ces jours-ci je me souviens de la droite et de son tout répressif !
Que n’a-t-elle pas dit de Christiane Taubira et de son prétendu laxisme alors que celle-ci cherchait simplement à instituer des peines substitutives à la prison ? Une solution de bon sens.
En 20 ans on est passé de 50000 à 70000 détenus.
Et en majorité, des personnes des classes populaires, bien sûr! Dans le même temps on a chipoté les crédits de l’Aide à l’enfance et de la Prévention spécialisée.
La pénitentiaire coûte 3 milliards par an au budget de l’Etat. Avec ça on pourrait en payer des éducateurs spécialisés et des centres socio-culturels !!!
Mais la droite – ne parlons pas de l’extrême droite ! – a toujours préféré le répressif à l’éducatif, le punitif à la prévention. Quand la gauche a essayé de faire autre chose, elle s’est fait sévèrement critiquer!
Et voilà le résultat !
Les prisons françaises sont des lieux invivables; malheureusement, il n’y a pas que de gros méchants délinquants qui y vivent, il y a également des dames et des messieurs à qui on confie la charge de les garder.
Or ceux-ci sont à bout!
La discipline et la sécurité ! D’accord ! mais les détenus ne fonctionnent pas différemment des autres hommes, ils ont besoin de reconnaissance, de respect, de tendresse, d’amitié, d’amour ! Ils ont besoin de gardiens formés, correctement payés, heureux du rôle social essentiel qu’ils jouent et en nombre suffisant ! C’est vrai quoi !
à vous…

L’homme au service de l’économie

Grand raout sur la FORMATION PROFESSIONNELLE en ce moment!
Oui, d’accord, il s’agit d’un enjeu de société particulièrement sensible puisque sa politique permet à chacun de s’adapter au MARCHE du Travail!
En fait c’est la place sociale de chacun de nous qui est en cause, c’est-à-dire son bien-être, son épanouissement, son bonheur, rien que ça!
Et puisque le gouvernement ne parle + que de COMPETENCES, réaffirmons d’abord que rien n’est possible sans une solide formation de BASE :
– comprendre, grâce aux sciences humaines et à la littérature, dans quel monde nous vivons.
– maîtriser les techniques indispensables au maniement des outils communément utilisés par le plus grand nombre.
– permettre à chacun de découvrir sa sensibilité artistique pour se pénétrer de la beauté de la nature et stimuler sa créativité.

A partir de ces trois conditions de base, acquises lors d’une formation élémentaire et tout au long de la vie, on forme un humain de « qualité », c’est-à-dire qualifié, mot que nos élites ne veulent plus entendre.
La COMPETENCE, adaptée à une activité particulière, est acquise, ensuite, sans problème sur ce socle commun.

Rien d’étonnant à ce que nos « new managers » ne s’intéressent plus à la qualification mais misent tout sur la compétence car, dans l’idéologie capitaliste libérale, l’individu doit être rentable immédiatement (sans la médiation de la qualification), c’est-à-dire parfaitement adapté au marché du travail, quoiqu’il lui en coûte!