La cordée solidaire

Alors comme ça, la vie sociale peut être comparée à une « cordée ».
Le premier, le guide, c’est celui qui connaît parfaitement le chemin, qui l’a parcouru de nombreuses fois et qui s’engage à amener son groupe à bon port.
Sa responsabilité est grande car il répond de la sécurité et du bien-être de chacun.
Il est attentif, soucieux d’adapter son rythme à celui qui traîne la patte. C’est cette fonction qui lui vaut autorité et respect de la part de tous.
Evidemment tous les patrons, employeurs, responsables d’entreprises ou d’associations se comportent de cette façon.
Aucun, jamais, ne se permettrait de couper la corde et d’envoyer tout le monde dans le ravin !!!
Toutes nos élites sont irréprochables ! Jamais personne ne songe à s’enrichir sur le dos des travailleurs !!!
Aucun patron ne penserait à licencier une partie de son personnel pour faire monter l’action en bourse !!!
Non, non, quand on se « sépare d’un collaborateur », c’est pour son plus grand bien, à lui et à celui de la cordée !!!
Vite, la montagne ! Ca nous gagne.

Simple, très simple!

« Je ne voulais faire que de l’art simple ; très simple ; pour cela j’avais besoin de me retremper dans la nature vierge, de ne voir que des sauvages, de vivre leur vie, sans autre préoccupation que de rendre, comme le ferait un enfant, les conceptions de mon cerveau, avec l’aide seulement des moyens d’art primitifs ; les seuls bons, les seuls vrais. »
En lisant ces mots tirées d’un ITV imaginaire de Paul Gauguin cité par Télérama, je pense à Pierre Rabhi et à sa sobriété heureuse.
Quelle utopie ! Retrouver une vie simple, sans bagnoles, sans ordis, sans plans de com, sans éléments de langage, sans télé, sans nationalistes, sans racisme, sans monsanto !!! une minute, j’ai rêvé!
Mais quel idiot!

Maladie mentale ?

Lorsqu’un événement particulièrement violent surgit, nous restons d’abord éberlués, sidérés; puis un sentiment d’écoeurement survient et avec lui le besoin de comprendre.
Les solutions simples nous viennent tout de suite à l’esprit et nous sommes prompts à condamner et à crier vengeance.
Le pire, je crois, – et c’est ce que vient de faire Donald Trump – est de tout expliquer par la manifestation d’une maladie mentale.
Avec ce que celle-ci a d’intime et de mystérieux, c’est la meilleure façon de ne rien expliquer, de ne rien changer à cet « ordre des choses » qui a produit ce fait violent.
C’est la plus belle manière de ne rien remettre en cause, de refermer le débat.
Or tout passage à l’acte est une fenêtre ouverte sur le monde social.
A nous de faire marcher notre réflexion et notre intelligence.
Et puis, la menladie mentale et son traitement ne relèvent-ils pas déjà de choix politiques ?
Détenir chez soi 40 armes à feux, c’est pas politique, ça ?

Ruissellement

Nos dirigeants ont adopté la technique du « ruissellement » (déjà bien connue des économistes).
En allégeant les impôts des plus riches et en leur permettant ainsi d’investir et de consommer plus, ils pensent que, par un jeu de cascade, les pauvres finiront par en profiter ???
La société serait un vaste banquet où les riches s’empiffreraient pendant que les pauvres attendraient sagement que parfois des miettes s’échappent de la table!
Ainsi, plus les plats seraient copieux, plus les miettes seraient grosses !!!

Quelle imposture!
D’ailleurs le FMI lui-même a produit un rapport où la technique du ruissellement est sérieusement invalidée.

(suite)

« un quart des salariés partent travailler avec la boule au ventre, plus d’un tiers affirment avoir fait un burn-out et 43% ressentent des douleurs à cause de leur métier ! Derrière le succès de grandes entreprises se cachent parfois des méthodes de management qui peuvent casser les salariés » (Cash investigation)
Et Ryanair qui voit tous ses pilotes prendre la porte pour conditions de travail insupportables!
Pendant ce temps-là les grosses boîtes continuent à amasser les bénefs!
Bravo!