Le maître des horloges et des ordis

Alors voilà ! C’est fini ! Un an de palinodies politiques, pour en arriver là ! Un djeune président PDG d’une « start- up nation » (c’est de lui), 223 femmes à l’Assemblée, beaucoup de jeunes et de chefs d’entreprise, quasiment plus de PS et de Verts, des LR la queue basse, des Le Pen et Mélanchon qui vont gueuler, c’est tout ce qu’ils savent faire, non ?
Bon ces nouvelles élites vont nous propulser dans le siècle des Lumières informatiques où l’individu, seul devant son ordi, choisit sa conso, son boulot, ses partenaires, ses amis, sa religion.. Quel panard!
...sous la haute bienveillance du « Maître des horloges » qui veille à la qualité de l’ordinateur. Pensez ! Un ordi qui tombe en panne et c’est le petit mec, privé de ses jeux et de ses modes, qui pourrait être tenté de descendre dans la rue pour retrouver, le temps d’une manif, le bonheur de contester ensemble, tous ensemble, avec les autres internautes dégoutés d’une solitude devenue insupportable.
A vous!
(« Le maître des horloges, Modernité de l’action publique » est un livre de Philippe Delmas paru aux Editions Odile Jacob. )

Le retour du refoulé

La démocratie c’est la gestion raisonnable et rationnelle par des élus responsables, des luttes d’intérêts entre les groupes et entre les individus qui composent la société.
C’est l’accord sur les désaccords !
Pour que cette définition opère il faut d’abord que les représentants du peuple, ceux qui vont être amenés à gérer ces désaccords, montrent un haut niveau de sens civique et de responsabilité.
Si, à l’inverse, ces élites se laissent aller au rejet de l’autre, au cynisme et à la haine, ce sont non seulement les institutions qui fondent la démocratie qui sont en danger mais l’esprit même de cette démocratie!
C’est ainsi que ceux et celle qui se prétendent les porte-parole du peuple sont les fossoyeurs, à leur profit, des intérêts de ce peuple.
De ce fait, c’est également la négation de tous les contre-pouvoir, assemblées, associations, syndicats mais aussi de tout travail social.
Quant à Mme Le Pen, le débat de mercredi nous a montré qu’ après 3 ans de « dédiabolisation », le retour du refoulé, ou de la génétique, comme on veut, était redoutable !!!
Mais le plus terrible c’est que les braves gens ne sont plus scandalisés par le discours d’une violence inouïe que véhicule cette dame !

La grenouille était noire

Cette grenouille envieuse,
Digne fille du boeuf amer,
Enfle, enfle, rieuse,
Comique et laide et fière.

Et nous qui chérissons
Le feu et la lumière,
L’ amour et la raison,
La brume libre et légère,

Sentons venir, hagards,
Des flammes dans le regard,
Cette grenouille noire.

C’est comme si le néant,
S’invitait brusquement
A la table du soir
Pour dévorer l’espoir.

Banalisation

Les beaux esprits reprochent volontiers aux musulmans de ne pas en faire assez pour condamner les islamistes intégristes.
Alors que dire des chrétiens qui soutiennent l’extrême-droite ?
Cette droite haineuse et intolérante (cf les propos tenus cette semaine encore au sujet de la cérémonie en l’honneur de M Jugelé), cette droite dont le seul programme est le repli sur soi, le rejet de l’autre et le recours au nationalisme qu’on appelle patriotisme pour faire bien!
L’histoire nous prouve que ces positions ont toujours mené aux pires catastrophes!
Alors, les chrétiens, depuis quand se résout-on à « banaliser le mal » ?

La bienveillance

Là j’comprends pas! Pourquoi les LR se déchirent-ils pour savoir s’il faut voter Macron ou non ? Ils devraient pourtant être heureux. Macron n’a-t-il pas prévu de faire « dans la bienveillance », à peu près ce que Fillon voulait faire dans la méchanceté ? Bon, je comprends que les mélanchonniens hésitent. Mais les LR, ils devraient sauter de joie!!!
Ah, j’oubliais : faut défendre sa « famille » politique, avec ses valeurs immuables d’honnêteté, de « probité, candide, et de lin blanc » si bien porté par leur candidat, premier communiant de la Sarthe et de la sarkozye réunies (à droite derrière l’église)
Nous, on n’hésite pas, même si on en a marre de voter par défaut ou pour éviter le pire!
(image d’après « Les légendaires » BD célèbre chez les ados)