Les pauvres à la porte !

Les pauvres à la porte !
Vous savez quelle est la devise du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) ?
 » Considérer les progrès de la société à l’aune de la qualité de vie du plus démuni
et du plus exclu est la dignité d’une nation fondée sur les droits de l’homme. »
Eh bien, une réforme vient d’en exclure ATD Quart Monde.
Cette association a quand même inspiré :
le R.M.I,
la C.M.U,
le Droit au logement opposable,
la loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions de 1998
Mais, bien sûr, la droite qui nous gouverne s’en bat l’oeil !
Messieurs les gouvernants, vous avez 15 jours pour rectifier le tir !
Profitez-en !
HUM !

Liberté chérie

Que signifie encore le mot « liberté » alors que le bien commun est mis en cause directement par le risque de contamination à un virus extrêmemnt contagieux ?
Liberté de circuler, de recevoir ses amis, d’aller au ciné, sur la plage, flâner en ville, peindre au bord de l’eau ?
On renâcle et on se soumet de plus ou moins bonne grâce !
Mais il y a une liberté, pourtant fondamentale, que l’on a perdue, allègrement c’est celle de se servir ou non, dans la vie quotidienne, des techniques informatiques et de l’internet !
Là c’est plié, définitivement ! Et on appelle ça le PROGRES !

(en illustration « un bord de Loire », à Champtoceaux.)

« On va tout péter »


Vu hier soir sur « forumvisages.org » ce documentaire qui raconte la lutte des 277 salariés de GM-S à La Souterraine
contre la fermeture de leur usine. Un équipementier pour Renault et PSA et qui se voit contraint de fermer parce que ses deux donneurs d’ordre vont maintenant se fournir dans des pays « low coast »!
Mais que peuvent les petits ouvriers creusois devant l’impuissance de l’Etat qui ne sait qu’envoyer ses CRS ?
Que représentent-ils devant une société d’individus résignés ou accrochés à leurs propres intérêts ?
Et surtout que peuvent-ils face au capitalisme international pour qui ne compte que le profit immédiat ?
Des ouvriers même unis, même syndiqués, même dignes et non-violents sont broyés par la machine capitaliste mondialisée.

« Ca a quand même été une belle lutte »! A pleurer.
A voir ce soir sur le même site : « charbons ardents » d’Hélène Milano qui sait si bien interroger avec respect et bienveillance ces jeunes d’aujourd’hui qui n’ont pas forcément l’habitude de se confier à un adulte.

C’est gratuit !

Adieu Bertrand !

Et voilà ! Encore un qui s’en va !
Après Truffaut, Chabrol, Rohmer et Sautet, voià mon dernier grand cinéaste qui nous quitte !
Bertrand Tavernier, un vrai passionné ! Homme de culture, d’humanisme ! Un homme modeste,
un militant.

Heureusement, on continue à vivre avec eux à travers leurs films.
J’ai bien aimé le carton à la fin de « Le juge et l’assassin » que je cite de mémoire :
Bouvier a tué 12 jeunes et pendant le même temps, 2500 enfants ont péri dans les mines et les usines !!!
Formidable!

Et puis, c’est quand même lui qui a donné à Michel Galabru son plus beau rôle ! Non ?

L’enfer… et le paradis


Lorsque nos conditions de vie changent, nous devons réévaluer notre rapport aux autres.
Cela se fait en général sans se prendre la tête. Nous adaptons nos comportements pour correspondre aux attentes de notre nouvel environnement relationnel!
« L’homme est un animal social » affirme Aristote,
oui, mais « l’enfer, c’est les autres », dit Sartre !
Alors ? Que faire en temps de pandémie et de confinement ?
Si notre relation à autrui est difficile c’est que nous attendons trop de l’autre.
Etre reconnu, admiré, consolé, aimé ?
Mais, supposons que nous puissions trouver en nous-mêmes notre propre identité, que nous cessions de dépendre du jugement des autres, que nous atteignions cette sécurité intérieure qui permet de nommer sans angoisse les différentes situations que nous traversons !
C’est plus l’enfer !… C’est le Paradis !
Belle utopie , non ?

C’est vrai, on peut toujours discourir ! Ca mange pas de pain !
(à suivre)